Hors du chemin


Tu étais encore là, Avec cette chemise de nuit en guise de robe.

Depuis mon panier en paille, je récupérais tes miettes de soleil. Tes amis, les astrologues avaient dessiné une étoile sur mon front, tu étais si jeune...


J'ai appris à faire du vélo dans un couloir en marbre,

Tu étais toujours là, accrochée au téléphone.

Les plafonds étaient très hauts et moi toute petite,,
L'essence des orangers venait jouer avec moi l'après-midi, 
Ma voisine et sa sœur cuisinaient des pois-chiches.

Une station balnéaire en ruines, Olympe en décadence, 
La grande boule de feu y prend son bain nocturne. 
J'aurais aimé voir ce spectacle reflété dans tes pupilles,
Rire avec toi, chanter avec toi, marcher avec toi,

Mais tu n'étais plus là...


La ville avec la forme d'un bouchon de champagne,

Des dragons qui crachent du feu au pieds des maisons bancales. J'ai cherché tes livres cachés, j'ai rampé sur tes toits.

Je me suis arrachée le cœur et je l'ai mis dans un plat.


J'ai trouvé quelqu'un, tu serais heureuse...

Parfois j'aurais préféré ne t'avoir jamais connu,

Maintenant, je ne sais plus comment me débarrasser de toi.

De ton bordel, ton chaos, ton non-sens, qui me rend folle ,
Et j'aime tellement. 
Je suis devenue une femme grâce à toi, mais toi,

Tu étais déjà grandiose, Phénicienne, Romaine, Française, Africaine...


Désert fertile, la Lune s'est posé sur toi,

l’oxygène me rend ivre, un lac rouge s'étale devant moi.
J'ai soif, j'ai faim, j'ai sommeil et pourtant,

je suis pleine de vie !

Mes traces ont été vite remplacées par d'autre traces,

les tiennes resteront toujours dans mon épine dorsale.

                                  M. Sunrise



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