LA VALSE


Aux appartements démolis des désirs achevés
Alors que toutes et tous s'idéalisent balcons
Je saute
Être balcon me terrasse

Je m'envole et rejoins … ma plume
Que j'avais cru arracher
Qui m'arracha de moi-même
Quel apport bénéfique pour un trou dans les pores

On est pas bien formés
Quand à force de se conformer aux canons
On devient un boulet
On ne vole pas comme on veut

J'ai toujours su planer
En ai longtemps vu un défaut
Aujourd'hui cependant je ne sais toujours pas m'envoler

Pour se foutre un coup de pied au cul,
Il faudrait être sacrément contorsionniste
Ou plutôt mal foutu

Mais mon moi idéal n'est pas vraiment l'un
Et surtout pas l'autre

J'aspire depuis longtemps déjà
A être un être inspiré
Mais mes désirs exprimés
Me font en moi m'aspirer

A force de planer, j'en oublie où j'étais –
A voler
Essayer

L'être ignorant regarde et imprime
J'admire la plume libérée qui va sans efforts
- Car non suivie de corps

Et j'essaie – Bats des ailes et bats de l'aile
Et me trimballe en dédale
Y a le soleil pas loin mais j'ai suivi en latin
Si mon moi bourré finit galette
Je ne saurais toutefois finir crêpe
Parenthèse régionale : il faut savoir d'où l'on vient
Car si ma plume s'envole
Mon encre reste à terre
Entre mon surmoi qui survole
Et mes rêves qui divaguent
Ma plume

Vole
Dans le flou et le vague

Elle se perd peut-être
Balayée sans ménagement
Dans les airs et les atermoiements
Mais – certes- elle vole

Errance décisionnaire
Qui nous fait quitter terre

Que dit Khalil déjà ?
La raison, un gouvernail,
Et la passion est une voile
Mais qu'arrive-t-il, cher maître hérétique,
Lorsque les passions nous voilent
Les raisons immobiles ?

Alors sans doute,
S'useront mes rêves face à la réalité suzeraine.

Je vole désormais
Mais j'étais pas au courant

En partant en voyage,
Au fond de soi ou un peu moins loin
On sourit en pensant aux chaudes retrouvailles du retour
En m'envolant écrivain,
A suivre une plume qui tangotte
Il ne me faut oublier :

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