SI LE TEMPS CASSE PARFOIS LES PLUS BEAUX DE SES JOUETS…




Besoins et désirs
Se laissent dépérir
Dans la cage radio- toxique
Des penseurs qui se disent critiques.

Ce ne sont que des caprices
Qui, à la fin de l’hiver
Se sont effondrés,
Tels de grosses giboulées.

C’est lorsque l’on a trop longtemps lutté
Pour faire de ses besoins et désirs, des réalités
Que l’on se rend compte
Que ce qui importe vraiment, c’est d’être en paix.

Une multitude de désirs
Ne reflèterait- elle pas
Une âme vagabonde
En attendant l'accomplissement ?

La mésadaptée sociale que je suis
N’a pas perdu de vue ses envies;
Je sais que je ne pourrai me contenter
D’un chemin, par les bien- pensants, déjà tout tracé.

 Dieu merci, ou merci la Vie,
Celles- ci ne sont ni matérialistes,
 Encore moins conformistes,
Mais pacifistes et emplies de spiritualité.

L’heure pour moi n’est pas venue
D’abandonner mes désirs,
Mais de livrer les derniers combats
Me permettant de les assouvir.

Ensuite, car tel est mon plus cher souhait,
J’écouterai, comme je l’ai toujours fait,
La voix qui dira « tu en as assez fait »
Saches aimer, préserver, transmettre et développer.

Pour sûr, je saurai me reposer
A l’ombre d’un figuier, ou aux côtés d’un échidné,
En mangeant goulument de la crème de marron,
Ou en sautant, pleine d’entrain, dans un turquoise lagon.


 

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