Poétiques romanesques du 16 Novembre



A t-on vraiment besoin d’une intrigue pour écrire ?...de l’idée ou du concept génialissime avant de s’élancer ?... ou...d’amasser une tonne de documentations sur telle ou telle thématique et/ou de planifier dans les moindres détails la tâche à abattre, avant d’attaquer crayons et claviers ?
Trop de prétentions à la fois ! Car, croyez-le ou non, ce n’est pas en tombant volumineusement , que la goutte fait un trou dans la roche, mais en tombant  petitement, et très souvent.

Laissons germer l’idée ou le concept génialissime, le temps de sa germination (pour un projet ultérieur), et planifions notre récit au fur et à mesure qu’avance l’histoire, sans perdre de vue notre arc dramatique de départ.(squelette minimal) Tout le reste vient absolument à force : le développement progressif vers une fin digne, fera naître une ou des intrigues (révélations partielles, blocages temporaires, mystères qui s’accumulent,... lesquels créent des tensions pour finalement conduire à la résolution finale.) Et ce faisant, déploiera des thématiques/sujets en toile de fond pour l’histoire que l’on raconte.
Mais que faut-il alors pour écrire cette histoire ?
C’est bien à cela, et à d’autres choses encore  que sont consacrés nos poétiques romanesques. Elles sont des moments d’initiation à l'art de la nouvelle et du roman. C'est le lieu de re-explorer ensemble certaines "règles" telles que
  • de brefs rappels des mécanismes fondamentaux et structurels du récit,
  • du travail de l'ossature (survol des parties et contenus du récit)
  • de rapides mises en application d'un élément abordé au travers d'un court texte.
A d'autres occasions, ceux qui sont sur un projet d’écriture, soumettent aux autres des aspects de leur travail. (lecture d’un extrait, retours , discussions sur des possibles évolutions du récit, etc...)
Le but étant d'en arriver à un recul indispensable qu'on n’aurait pas eu seul.
En revanche, ceux qui ont une idée d'écriture, ou pas encore, peuvent s’appuyer sur des outils qu'on aurait explorés pour commencer, avancer, passer de l’idée à une histoire, et ainsi métamorphoser une banale intuition en des paragraphes  d’une nouvelle,–et pour les plus courageux–,des paragraphes en chapitres, et des chapitres en un roman.



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